à SAINT LEONARD DE NOBLAT
La collégiale de Saint-Léonard, qui a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques, est un immense reliquaire conçu au début du XIè s. pour abriter les reliques de saint Léonard, patron fondateur de la ville. Son architecture reflète les périodes de prospérité et l'importance croissante du nombre de pèlerins.
La nef a gardé ses murs épais avec de massifs contreforts. Les ouvertures en plein cintre marquent le XIè siècle. Le transept, surmonté d'une tour lanterne octogonale qui éclaire l'intérieur de l'église par ses 8 fenêtres, est de la même époque.
Vers 1100, aux temps de la première croisade, l'église est pourvue d'un édifice circulaire voutée au moyen d'une coupole reposant sur 8 colonnes. Il est devenu baptistère depuis sa restauration au XIXè siècle.
La communauté de chanoines qui gère l'église et le pèlerinage fait construire un superbe clocher à 7 étages avec une flèche culminant à 52 mètres : 3 étages de plan carré avec narthex ouvert de grandes arcades. En plein cintre ou en arc brisé, les baies nous font entrer dans le XIIè siècle. Au quatrième étage les fenêtres à gâble permettent de passer du plan carré au plan octogonal et le regard les suit jusqu'au sommet de la flèche.
Les pèlerins venant vénérer saint Léonard et se dirigeant vers Saint-Jacques de Compostelle sont de plus en plus nombreux. L'église doit devenir un vrai sanctuaire de pèlerinage.
Un vaste chœur avec déambulatoire et 7 chapelles rayonnantes remplace, vers 1150, le premier chœur que nous ne connaissons pas. Majesté des toitures étagées. A l'extérieur majesté du déambulatoire éclairé à l'intérieur par de multiples fenêtres des chapelles où s'exprime en plénitude le style limousin avec colonnettes, tores de pierre et chapiteaux finement sculptés, tout concours à célébrer la beauté de la création.
La Collégiale ainsi agrandie ne sera plus modifiée. Seule la grande porte gothique, à multiples voussures et chapiteaux frise, à l'ouest ajoutée au XIIIè siècle clôt réellement l'ensemble.
Au XVIIè siècle pour empêcher le chœur de s'effondrer, on ajoute des arcs boutants à l'extérieur et on consolide à l'intérieur par des piles carrées, les minces colonnes rondes qui bordent le déambulatoire.
Enfin vers 1880, d'importants travaux de restauration redonnent au clocher la majesté de toutes les ouvertures autrefois murées, reconstruisent la chapelle du Sépulcre dans sa forme de rotonde et suppriment le petit clocher de la tour lanterne. On peut toujours aller vénérer les reliques de saint Léonard placées depuis le XVè siècle dans une cage de fer forgé au-dessus du maître-autel.
Depuis 1998, la Collégiale a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques.
à EYMOUTIERS
La collégiale Saint Etienne est issue de nombreuses campagnes de restauration. D'emblée, le visiteur sera séduit par la complémentarité entre l'austérité architecturale et le raffinement des parties sculptées, qu'enrichit le remarquable ensemble de verrières ainsi que les décors peints. De l'époque romane subsistent une nef très sobre ainsi qu'un clocher porche occidental, caractéristique de l'architecture romane du Limousin. Les premiers embellissements gothiques portent sur la façade sud du XIIIème siècle. Un portail limousin gothique à frises de chapiteaux se déploie sur toute sa largeur. Plus exceptionnelle, la rose est sans doute la première en Limousin dont le réseau réponde à une stricte définition rayonnante. A partir de 1451, la reconstruction du chevet est l'occasion d'une expérience architecturale singulière : les contreforts rentrants renforcent l'assise sur le rocher et sont utilisés comme un écrin pour les vitraux. La reprise avec la nef romane se fait au travers d'un léger chargement d'axe du chœur gothique dont les trois vaisseaux de plan polygonal sont un nouvel exemple de la volonté de modernité des chanoines commanditaires.
La collégiale compte 16 verrières classées Monument Historique depuis 1907. Datant de 1460 à 1485, elles sont de même compositions : 2 lancettes trilobées surmonté d’un tympan ajouré, des personnages représentés au pied, dans des courtines de damas tendus dans un décor architectural. Elles furent l’objet de restaurations depuis la fin du XIXème siècle. Cet ensemble de verrières est unique en Limousin et même au-delà. A voir aussi : verrières de Lobien de Tour Verrière, de Chigot 1949, de l’Annonciation refaite en 1872.
Edifice ouvert à la visite libre tous les jours. Plan de visite de la cité disponible à l'Office de Tourisme ou en téléchargement sur tourisme-portesdevassiviere.fr. Rens : 05 55 69 27 81
à EYMOUTIERS
Bâtiment à proximité de la Collégiale reconnaissable grâce à son plan en L, qui était occupé par des religieuses, les Ursulines, à partir de 1629 ; elles étaient vouées à l'éducation des jeunes filles. Les Ursulines accomplirent leur mission jusqu'en 1790, date de leur départ à Limoges. Le couvent est alors vendu comme bien national et la municipalité deviendra propriétaire de l'aile droite. En 1833, le collège de garçons y sera transféré et y restera jusqu'en 1959. Après un incendie en 1994, la municipalité a réaménagé le bâtiment qui abrite désormais des services administratifs et notamment la Mairie.


Plan de visite de la cité disponible à l'Office de Tourisme ou en téléchargement sur tourisme-portesdevassiviere.fr. Rens : 05 55 69 27 81
à LIMOGES
Devenu Lycée d'Etat Gay Lussac, l'ancien collège des Jésuites comporte une façade monumentale due à l'architecte Brousseau et une vaste chapelle (début XVIIème). Cette architecture souligne le classicisme et la rigueur du style Jésuite. Classé à l'inventaire des Monuments Historiques.
Façade visible depuis la rue.
à SOLIGNAC
L’abbatiale de Solignac est parmi les plus anciennes et des plus remarquables églises limousines. Elle a connu une histoire très mouvementée. C’est à sa demande que Saint Eloi (né en 588 à Chaptelat, au nord de Limoges), orfèvre à l’atelier de Limoges, puis à Paris, et devenu évêque de Noyon, obtint en 632 du Roi Dagobert la terre de « Solemniac », souhaitant revenir dans son pays natal. Il y fonda un important monastère où de nombreux moines s’adonnaient à la prière et au travail de l’orfèvrerie. Mais le monastère fut pillé et ruiné par les Sarrazins, au VIIIème siècle, puis par les normands. Il va peu à peu renaître aux Xème et XIème siècles pour prospérer, passant de la règle de Luxeuil, à l’origine, à la règle bénédictine. Aux XIIème et XIIIème siècles, sous protection royale et riche de ses reliques, la nouvelle abbaye possède et contrôle de nombreuses terres et églises dans la région.
C’est dans la première moitié du XIIème siècle que fut édifiée la nef de l’église, puis le chœur et le transept, après un incendie en 1178. L’ancien clocher-porche carré a été relevé au XIIIème siècle, mais a été remplacé par un clocher-mur après son effondrement en 1783.
Le chœur de l’église a été incendié en 1388 par les bandes anglaises. Elle sera ruinée à nouveau au XVIème siècle lors des guerres de Religion et les révoltes paysannes. L’abbaye se relèvera au XVIIème siècle (au moment de la Contre-Réforme catholique) et l’abbatiale retrouva sa fonction en 1635. La nef possède trois travées voûtées de coupoles reposant sur des pilastres carrés. La croisée du transept est voûtée d’une coupole identique. Son élévation extérieure est très belle, avec de larges contreforts plats et des colonnes jusqu’au toit. Le chœur se compose d’une partie droite et d’une abside à trois absidioles voûtées en cul-de-four.
à LIMOGES
Elle fût élevée en 1471 au cœur du quartier de la Boucherie pour recueillir les reliques du saint patron des bouchers, deuxième évêque de Limoges : saint Aurélien. Agrandie au XVIIème siècle, elle est dotée d'un clocher à bulbe en bardeaux de châtaignier. Achetée en indivision à la Révolution par les bouchers, cette chapelle privée recèle un riche mobilier cultuel de toutes les époques, témoignant de la foi de cette corporation pour leur saint. Inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques.
Ouvert toute la journée. Visite libre. Visite guidées pour les groupes sur rendez-vous auprès de l'Office de Tourisme.
à LIMOGES
L'église doit son nom aux deux lions de pierre qui gardent son perron sud. Son clocher de type limousin, son vaste espace intérieur et les reliques des principaux saints du diocèse en font un sanctuaire remarquable. L'édifice actuel fut construit sur plus d'un siècle. Seuls les volumes voûtés remontent au programme d'origine. Celui-ci a été largement enrichi par les ajouts et modifications : chapelles latérales placées en appentis au XVème siècle entre les contre-forts, travée supplémentaire ajoutée côté ouest en 1522, nouvelles baies de style flamboyant et portail nord. A l'intérieur, le parti est audacieux, trois vaisseaux parallèles de même hauteur, voûtés d'ogives, sont séparés par des piles très fines. Il faut également voir le monumental autel reliquaire abritant la châsse de Saint Martial, le saint patron de la ville et un riche mobilier parmi lequel une statue de Sainte Valérie (XVème) et un tableau de Claude Vignon (XVIIème). Classé Monument Historique.
Tous les jours de 9h à 19h. Office à 11h. Visite libre. Visite guidée pour les groupes sur rendez-vous auprès de l'Office de Tourisme.
à LIMOGES
L'église Saint-Pierre-du-Queyroix, flanquée de son clocher de type Limousin, abrite une exceptionnelle série d'autels et de statues en bois doré (XVII - XVIIIème siècle), ainsi qu'un vitrail consacré à la Vierge, pièce unique attribuée au maître émailleur du XVIème siècle, Léonard Pénicaud. Classée Monument Historique.
Visite libre. Visite guidée pour les groupes sur rendez-vous auprès de l'Office de Tourisme.
à LIMOGES
Entrepris en 1273, cet édifice gothique est achevé à la fin du XIXème siècle, soit six siècles de construction. Le portail Saint-Jean de style gothique flamboyant est particulièrement magnifié sous l'éclairage nocturne. A l 'intérieur se trouve un jubé très richement orné dans le style Renaissance. L'édifice reste l'un des rares grands monuments gothiques du sud de la Loire. A l'issue d'une campagne de fouilles à l'été 2005, un baptistère exceptionnel, un des plus grands de France, a été découvert au pied de la cathédrale. Monument Historique.
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 18h (17h l'hiver) et le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. Office le dimanche à 11h. Visite libre.
à AIXE SUR VIENNE
Eglise néogothique construite au XIXe siècle en brique qui renferme une Vierge de Pitié et une statue de Sainte Claire du XVIe siècle. Dans la nef, se trouvent quatre grandes châsses conservant des reliques de martyrs ramenés de Rome en 1870. Des vitraux contemporains historiés ont remplacé les verrières du XIXe siècle. Chemin de croix et parc séparés du parvis par la rivière l'Aurence.
Ouverture tous les jours de 8h à 19h (à 17h30 en hiver).
Visites interdites durant les offices religieux.
Boutique ouverte de 14h30 à 17h00