à SAINT LEGER LA MONTAGNE
Édifice construit vers la fin du XIIème mais reste peu de choses de cette époque, largement reprise au XVème. En forme de croix latine et très ramassée. Sol en grande partie composé de pierres tombales. On dit que ce fut la chapelle d'un château détruit par le Prince Noir et rebâtie en église au XVème. Nef unique à 3 travées dont la dernière forme choeur à chevet plat. 2 chapelles latérales dans la seconde travée. Un clocher surmonte la façade occidentale. Les 2 premières travées sont voûtées d'ogives avec clé sculptée. Sur les voûtes, des fragments de peinture datant de sa construction apparaissent sous l'enduit. Une niche quadrangulaire a été aménagée dans la maçonnerie nord du choeur et une porte en plein cintre ajoutée pour communiquer avec la sacristie, surmontée de la date 1747. L'intrados de l'arcade de la chapelle sud présente un décor peint polychrome, composé de motifs géométriques et d'un quadrillage imitant un appareillage.
Édifice qui recueille une vierge de Piété. Sur la porte d'entrée à deux vantaux en cuivre - unique dans la région et de facture contemporaine (1967) - ont été sculptés des personnages : St Martial, St Léonard, St Pierre, l'abbé de Grandmont ainsi qu'un évêque du Xème siècle. Ce sont des scouts alsaciens et allemands qui nettoyèrent les alentours et l'église, consolidèrent la charpente et c'est l'un d'eux qui créa les figures en bas-relief sur la porte.
à ROCHECHOUART
L'Abbaye de Charroux a créé, au IXème siècle, à l'emplacement de l'église actuelle, un prieuré. Consacrée en 1060 ou 1067, l'église Saint-Sauveur est un témoin exceptionnel pour l'étude de l'art roman du XIème siècle, dans toute sa pureté et son austérité. Remarquez la flèche de forme hélicoïdale, qui date de la fin du XVIIIème siècle (1767-1774). Les flèches de ce modèle sont rares et beaucoup de personnes expliquent leur forme par de nombreuses légendes... Remarquez les fresques à l'intérieur, l'une du XVème siècle, et l'autre réalisée par Greschny en 1969. L'église abrite dans la tribune un Musée d'Art sacré.
Visite libre.
à ROCHECHOUART
EGLISE SAINT-JULIEN DE BRIOUDE édifiée au XIe et XIIIe siècle, cette église romane est un exemple de l'architecture de transition du roman (nef et Choeur) au gothique (voûte). Vous trouverez à l'intérieur, le tombeau de Simon de Cramaud, Cardinal, Chef de guerre des croisades. L'importance d'une telle église dans ce petit village est le fait que Biennac a été le chef lieu d'une paroisse (jusqu'au XVIIIe siècle) dont dépendait Rochechouart. Les combles avaient été aménagées défensivement pour se prémunir des invasions anglaises.
Visite libre.
à CHERONNAC
Au IXe siècle, sur une motte castrale était édifiée une chapelle qui fut remplaçée par l'édification d'une église au XIe siècle. Elle fut ensuite fortifiée jusqu'au XVIIe siècle. Le clocher fut ainsi transformé en hourd. En 1649, Monsieur de Pompadour, Lieutenant du Roi en Limousin, ordonna la destruction des fortications, afin de punir le Seigneur de Chéronnac, l'un des héros de la Fronde. Sur la porte de l'église, se trouve un très joli verrou ouvragé daté du XIIIe siècle. L'édifice abrite également une peinture murale du XVe siècle, représentant une litre funéraire, aux armes de Monsieur de Rouziers, seigneur de Chéronnac.
Renseignements au 05 55 48 60 80
à SAINT LEONARD DE NOBLAT
La collégiale de Saint-Léonard, qui a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques, est un immense reliquaire conçu au début du XIè s. pour abriter les reliques de saint Léonard, patron fondateur de la ville. Son architecture reflète les périodes de prospérité et l'importance croissante du nombre de pèlerins.
La nef a gardé ses murs épais avec de massifs contreforts. Les ouvertures en plein cintre marquent le XIè siècle. Le transept, surmonté d'une tour lanterne octogonale qui éclaire l'intérieur de l'église par ses 8 fenêtres, est de la même époque.
Vers 1100, aux temps de la première croisade, l'église est pourvue d'un édifice circulaire voutée au moyen d'une coupole reposant sur 8 colonnes. Il est devenu baptistère depuis sa restauration au XIXè siècle.
La communauté de chanoines qui gère l'église et le pèlerinage fait construire un superbe clocher à 7 étages avec une flèche culminant à 52 mètres : 3 étages de plan carré avec narthex ouvert de grandes arcades. En plein cintre ou en arc brisé, les baies nous font entrer dans le XIIè siècle. Au quatrième étage les fenêtres à gâble permettent de passer du plan carré au plan octogonal et le regard les suit jusqu'au sommet de la flèche.
Les pèlerins venant vénérer saint Léonard et se dirigeant vers Saint-Jacques de Compostelle sont de plus en plus nombreux. L'église doit devenir un vrai sanctuaire de pèlerinage.
Un vaste chœur avec déambulatoire et 7 chapelles rayonnantes remplace, vers 1150, le premier chœur que nous ne connaissons pas. Majesté des toitures étagées. A l'extérieur majesté du déambulatoire éclairé à l'intérieur par de multiples fenêtres des chapelles où s'exprime en plénitude le style limousin avec colonnettes, tores de pierre et chapiteaux finement sculptés, tout concours à célébrer la beauté de la création.
La Collégiale ainsi agrandie ne sera plus modifiée. Seule la grande porte gothique, à multiples voussures et chapiteaux frise, à l'ouest ajoutée au XIIIè siècle clôt réellement l'ensemble.
Au XVIIè siècle pour empêcher le chœur de s'effondrer, on ajoute des arcs boutants à l'extérieur et on consolide à l'intérieur par des piles carrées, les minces colonnes rondes qui bordent le déambulatoire.
Enfin vers 1880, d'importants travaux de restauration redonnent au clocher la majesté de toutes les ouvertures autrefois murées, reconstruisent la chapelle du Sépulcre dans sa forme de rotonde et suppriment le petit clocher de la tour lanterne. On peut toujours aller vénérer les reliques de saint Léonard placées depuis le XVè siècle dans une cage de fer forgé au-dessus du maître-autel.
Depuis 1998, la Collégiale a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques.
à EYMOUTIERS
La Collégiale St Etienne est issue de nombreuses campagnes de restauration. D'emblée le visiteur sera séduit par la complémentarité entre l'austérité architecturale et le raffinement des parties sculptées qu'enrichit le remarquable ensemble de verrières ainsi que les décors peints. De l'époque romane subsistent une nef très sobre ainsi qu'un clocher porche occidental, caractéristique de l'architecture romane du Limousin. Les premiers embellissements gothiques portent sur la façade sud du XIIIème siècle. Un portail limousin gothique à frises de chapiteaux se déploie sur toute sa largeur. Plus exceptionnelle, la rose est sans doute la première en Limousin dont le réseau réponde à une stricte définition rayonnante. A partir de 1451, la reconstruction du chevet est l'occasion d'une expérience architecturale singulière : les contreforts rentrants renforcent l'assise sur le rocher et sont utilisés comme un écrin pour les vitraux. La reprise avec la nef romane se fait au travers d'un léger chargement d'axe du chœur gothique dont les trois vaisseaux de plan polygonal sont un nouvel exemple de la volonté de modernité des chanoines commanditaires.
La collégiale compte 16 verrières classées Monument Historique depuis 1907. Datant de 1460 à 1485, elles sont de même compositions : 2 lancettes trilobées surmonté d’un tympan ajouré, des personnages représentés au pied, dans des courtines de damas tendus dans un décor architectural. Elles furent l’objet de restauration depuis la fin du XIXème siècle. Cet ensemble de verrières est unique en Limousin et même au-delà. A voir aussi : verrières de Lobien de TourVerrière, de Chigot 1949, de l’Annonciation refaite en 1872.
Edifice ouvert à la visite libre tous les jours. Plan de visite de la cité disponible à l'Office de Tourisme, à l'intérieur de la collégiale ou en téléchargement sur tourisme-portesdevassiviere.fr. Rens : 05 55 69 27 81
à EYMOUTIERS
Abritée dans une niche en bois intégrée au mur, ce groupe sculpté faisait partie des nombreuses statuettes jalonnant le parcours du pélerinage à Sainte Anne. Lors des processions le jour de la fête de la sainte, en juillet, et aussi à la Pentecôte, les pélerins se rendaient jusqu'à la commanderie de Sainte Anne, située à une dizaine de km de là. La dévotion des Limousins a précédé le culte rendu par les Bretons à Sainte Anne : "Sainte Anne dont la fille est Vierge Marie - Donnez nous bonne mort et l'éternelle vie".
Plan de visite de la cité à l'office de tourisme, à l'intérieur de la collégiale ou en téléchargement sur tourisme-portesdevassiviere.fr. Rens : 05 55 69 27 81
à EYMOUTIERS
Bâtiment à proximité de la Collégiale reconnaissable grâce à son plan en L, qui était occupé par des religieuses, les Ursulines, à partir de 1629 ; elles étaient vouées à l'éducation des jeunes filles. Les Ursulines accomplirent leur mission jusqu'en 1790, date de leur départ à Limoges. Le couvent est alors vendu comme bien national et la municipalité deviendra alors propriétaire de l'aile droite. En 1833, le collège de garçons y sera transféré et y restera jusqu'en 1959. Après un incendie en 1994, la municipalité a réaménagé le bâtiment qui abrite des services administratifs et notamment la Mairie.


Plan de visite de la cité disponible à l'Office de Tourisme, à l'intérieur de la collégiale ou en téléchargement sur tourisme-portesdevassiviere.fr. Rens : 05 55 69 27 81
à LIMOGES
Devenu Lycée d'Etat Gay Lussac, l'ancien collège des Jésuites comporte une façade monumentale due à l'architecte Brousseau et une vaste chapelle (début XVIIème). Cette architecture souligne le classicisme et la rigueur du style Jésuite. Classé à l'inventaire des Monuments Historiques.
Façade visible depuis la rue.
à SOLIGNAC
Ouverture estivale : visites guidées les dimanches à 15h30. Concerts (se renseigner) au 05 55 00 42 31. L’abbatiale de Solignac est parmi les plus anciennes et des plus remarquables églises limousines. Elle a connu une histoire très mouvementée. C’est à sa demande que Saint Eloi (né en 588 à Chaptelat, au nord de Limoges), orfèvre à l’atelier de Limoges, puis à Paris, et devenu évêque de Noyon, obtint en 632 du Roi Dagobert la terre de « Solemniac », souhaitant revenir dans son pays natal. Il y fonda un important monastère où de nombreux moines s’adonnaient à la prière et au travail de l’orfèvrerie. Mais le monastère fut pillé et ruiné par les Sarrazins, au VIIIème siècle, puis par les normands. Il va peu à peu renaître aux Xème et XIème siècles pour prospérer, passant de la règle de Luxeuil, à l’origine, à la règle bénédictine. Aux XIIème et XIIIème siècles, sous protection royale et riche de ses reliques, la nouvelle abbaye possède et contrôle de nombreuses terres et églises dans la région.
C’est dans la première moitié du XIIème siècle que fut édifiée la nef de l’église, puis le chœur et le transept, après un incendie en 1178. L’ancien clocher-porche carré a été relevé au XIIIème siècle, mais a été remplacé par un clocher-mur après son effondrement en 1783.
Le chœur de l’église a été incendié en 1388 par les bandes anglaises. Elle sera ruinée à nouveau au XVIème siècle lors des guerres de Religion et les révoltes paysannes. L’abbaye se relèvera au XVIIème siècle (au moment de la Contre-Réforme catholique) et l’abbatiale retrouva sa fonction en 1635. La nef possède trois travées voûtées de coupoles reposant sur des pilastres carrés. La croisée du transept est voûtée d’une coupole identique. Son élévation extérieure est très belle, avec de larges contreforts plats et des colonnes jusqu’au toit. Le chœur se compose d’une partie droite et d’une abside à trois absidioles voûtées en cul-de-four.