à BESSINES SUR GARTEMPE
Elle est située près de l'église Sainte-Anne et inscrite aux Monuments Historiques. Sur cette croix trilobée, on remarque un personnage crucifié dont seule la couronne d'épines évoque la souffrance (petit Jésus). Son socle porte la date de 1782. La pierre était celle de l’autel de l’église des Templiers avant l’autel actuel en bois. Elle est vraisemblablement beaucoup plus ancienne, et on peut penser qu'elle a été déplacée car elle n'apparaît pas à cet endroit là sur un plan de 1765 dressé sous les ordres de Turgot.
à BESSINES SUR GARTEMPE
Cette croix tréflée est dressée sur un haut fût à un carrefour. Son socle est un important cube de granite. Elle est constituée de 4 blocs granitiques distincts.
Elle est appelée la Croix des 3 frères pour la raison suivante. Trois frères de la famille de Léobardy, qui posséda le domaine de Pierrefiche pendant près de 3 siècles, se séparèrent au pied de cette croix. Ils partirent en voyage chacun dans une direction différente, en faisant le serment de s'y retrouver un an plus tard, serment qui se réalisa.
à BESSINES SUR GARTEMPE
Magnifique croix aux bras terminés par 3 festons, taillée dans du granite sombre presque noir. La figurine du Christ est particulièrement bien traitée, ses jambes sont croisées très simplement, ses bras fléchis et l'expression de son visage est sereine.
Elle est signée et datée au revers : 'M. Valadon 1781', le trisaïeul de Suzanne Valadon.
à BESSINES SUR GARTEMPE
Il s'agit peut-être d'une clé de voûte - avec les ogives et la forme du guépard - érigée en croix à une époque indéterminée, et dédiée à Sainte-Anne patronne de la paroisse. Elle est sculptée d'une torsade entourant un motif floral, une marguerite.
On y allait toujours en procession en portant la statue de Sainte-Anne le jour de la fête patronale. Très ancienne, car apparaît (si c'est-elle ?) approximativement à cet emplacement sur le plan de 1765. Bien restaurée en 1978. Elle est inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Elle se situe à 250 m de l'église, direction Fromental.
à BESSINES SUR GARTEMPE
C'est une église romane du XIIe siècle qui fut surélevée lors de sa fortification. Son portail ouest date du XIIe siècle. On remarque une corniche plate sur des corbeaux et des modillons. Après la Révolution, le clocher-mur (trois cloches) a été obturé.
A l'intérieur, on découvre une nef unique sans transept ni chapelle voûtée d’un berceau en plein cintre. Son chœur est de forme carrée et son abside pentagonale. Elle est dotée de peintures murales datant de 1860 et de 2 statues de Sainte-Anne en bois, classées aux Monuments Historiques en 1974.
à BESSINES SUR GARTEMPE
Au XVe siècle, cette commanderie était importante. Elle dépendait de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (ordre religieux militaire) et se composait d’une église, d’une habitation des frères dite " château ", de granges, d’étables, de moulins, de forges et d’un four.
Elle est accolée à l'église Sainte-Anne et ne se visite pas (privée).
à RAZES
C’est un édifice en forme de Croix latine dont les dimensions sont importantes. La nef et les chapelles ont gardé leur style roman. À l’intérieur, 2 pierres tombales en granit du XIIIe siècle attirent l’attention. La 1ère est un gisant de femme de la famille de Razès en demi-relief provenant probablement de l’abbaye de Grandmont dont la tête (couverte d’un mortier et d’un touret sans fond) est appuyée sur un coussin et les mains jointes sur livre de prières. Sa robe fluide à encolure ronde ceinturée met en évidence la finesse de la taille et un manteau retombant jusqu’aux pieds la cache. Ses chaussures pointues ont une forme importée d’Orient pendant les Croisades. La 2ème est une pierre tombale en bâtière en forme de châsse dite du Chevalier de Razès.
A l’extérieur, 2 grandes pierres de l’époque gallo-romaine sont insérées dans le bas du mur Ouest. Un sarcophage du VIIe siècle a été trouvé à gauche du porche d’entrée mais laissé sous terre. Pour la visiter, la clé est à retirer à la mairie.
à SAINT SULPICE LAURIERE
Eglise du XIIe siècle dans son aspect actuel. Sa nef unique est accolée à un clocher-donjon (tour rectangulaire) couvert d'un toit en bâtière construit au XVIe ou XVIIe siècle. Une porte ouverte à 3 m. du sol donne accès à 2 niveaux : au 1er une chapelle et au 2ème un clocher. Cette tour avait un usage militaire défensif avec des baies de tir à l'est et un trou de canonnière au sud. La façade pignon occidentale est percée d'un portail limousin du XIIIe siècle à 2 voussures, orné d'une frise chapiteau et soulignée par une archivolte d'encadrement moulurée.
A gauche de la porte d’entrée se trouve une pierre d’origine celtique (IX-XIIe siècles) sur laquelle est inscrite selon la légende : saint Sulpice, évêque de Bourges et évangélisateur du pays s’agenouilla sur cette pierre laissant l'empreinte de ses genoux et de son bâton. La pierre aurait des vertus et on y mènerait les enfants malades.
à COMPREIGNAC
Classée au titre des Monuments Historiques depuis 1910, c’est l’une des plus importantes églises fortifiées de Haute-Vienne. En partie détruite par les anglais en 1371, seuls résistèrent les murs des 2 premières travées de la nef et ceux du croisillon nord. Elle fut agrandie et fortifiée au début du XVe siècle. Cet édifice de 30 m de long et 6 m de large est un véritable site défensif avec mâchicoulis, meurtrières, trous pour couleuvrine, salle-refuge et puits. Seul le clocher-mur à l'ouest n'est pas réellement fortifié. Son portail début XIIIe à 4 voussures retombant sur une frise-chapiteau est de style limousin.
A l'entrée se trouvent une vierge décapitée et des cippes funéraires. A l'intérieur, elle est voûtée d'ogives et possède un chevet éclairé par une baie de style gothique. Le chœur, à l'est, occupe 2 travées. Son patrimoine cultuel est riche : sculpture en bois XVIIe d’une Vierge à l’Enfant, peinture XVIIe de L’Adoration des Mages, vitraux (Vierge à l’Enfant, sainte Catherine, saint Martin, le Christ et saint Eutrope), trésor avec châsse et reliques de sainte Ursule et sainte Radegonde et clé de voûte de la chapelle de Montégut. La maison curiale de style Renaissance, jouxtant l’église, a accueilli le roi Henri IV lors de sa visite en 1605.
à FROMENTAL
En 1358, elle est pillée et brûlée par les Anglais puis rebâtie en 1361. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle ainsi que ses décors peints aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 2017. Une des cloches a été fondue en 1642 et l'autre, datée de 1830 a été fondue par Osmond, fondeur du roi à Paris.
A l'intérieur, on peut admirer 2 vitraux modernes de saint Martial et sainte Valérie offerts par la famille Morel de Fromental. Dans la nef, Saint-Roch (XVIIe vraisemblablement complété au XIXe) attend les voyageurs du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. L’édifice présente une voûte peinte en lambris de châtaigner, cintrée en anse de panier. Pour la visiter, demander la clé à la mairie.