à COMPREIGNAC
Classée au titre des Monuments Historiques depuis 1910, c’est l’une des plus importantes églises fortifiées de Haute-Vienne. En partie détruite par les anglais en 1371, seuls résistèrent les murs des 2 premières travées de la nef et ceux du croisillon nord. Elle fut agrandie et fortifiée au début du XVe siècle. Cet édifice de 30 m de long et 6 m de large est un véritable site défensif avec mâchicoulis, meurtrières, trous pour couleuvrine, salle-refuge et puits. Seul le clocher-mur à l'ouest n'est pas réellement fortifié. Son portail début XIIIe à 4 voussures retombant sur une frise-chapiteau est de style limousin.
A l'entrée se trouvent une vierge décapitée et des cippes funéraires. A l'intérieur, elle est voûtée d'ogives et possède un chevet éclairé par une baie de style gothique. Le chœur, à l'est, occupe 2 travées. Son patrimoine cultuel est riche : sculpture en bois XVIIe d’une Vierge à l’Enfant, peinture XVIIe de L’Adoration des Mages, vitraux (Vierge à l’Enfant, sainte Catherine, saint Martin, le Christ et saint Eutrope), trésor avec châsse et reliques de sainte Ursule et sainte Radegonde et clé de voûte de la chapelle de Montégut. La maison curiale de style Renaissance, jouxtant l’église, a accueilli le roi Henri IV lors de sa visite en 1605.
à FROMENTAL
En 1358, elle est pillée et brûlée par les Anglais puis rebâtie en 1361. L'édifice actuel date du XVIIIe siècle ainsi que ses décors peints aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 2017. Une des cloches a été fondue en 1642 et l'autre, datée de 1830 a été fondue par Osmond, fondeur du roi à Paris.
A l'intérieur, on peut admirer 2 vitraux modernes de saint Martial et sainte Valérie offerts par la famille Morel de Fromental. Dans la nef, Saint-Roch (XVIIe vraisemblablement complété au XIXe) attend les voyageurs du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. L’édifice présente une voûte peinte en lambris de châtaigner, cintrée en anse de panier. Pour la visiter, demander la clé à la mairie.


à FOLLES
L’église fut construite au XIIIe siècle et dédiée à saint Blaise, évêque arménien du IVe siècle (patron des cardeurs car dépecé en 316 avec des peignes de fer). Pendant la guerre de Cent Ans, cet édifice fut en grande majorité ruiné par les Anglais. Il fut reconstruit et une partie de ce qui restait fut réintroduit dans le nouvel édifice en 1490. Ce fut le cas pour le portail à 3 voussures et les chapiteaux empruntant leur ornementation au monde animal. Le clocher fut reconstruit au dehors de cette nouvelle église, c’est pourquoi on ne voit les détails qu’après avoir franchi la première porte.
A l’intérieur : fonts baptismaux en granit avec date gravée qui indique qu’ils ont été réalisés par un tailleur de pierre nommé Martin en 1684 ; statue en bois doré d’une Vierge à l’Enfant du XVIIe siècle ; 2 panneaux sculptés du XVIe siècle probablement en bois de noyer.

à BERSAC SUR RIVALIER
Des vestiges du XIIe siècle apparaissent dans la chapelle méridionale actuelle. La nef unique du XIIIe siècle est à 5 travées, elle se termine par une abside polygonale et elle est flanquée de 2 chapelles latérales. L'abside à 5 pans et 4 contreforts a été ajoutée en 1495 avec d'importants travaux en 1883, elle est entièrement couverte de peintures murales. La chapelle Nord et la 2ème travée de la chapelle Sud sont du XVIe siècle. La 1ère travée, à l'Ouest, supporte le clocher couvert en bardeaux de châtaignier. Le portail est de type limousin à 3 voussures et en arc brisé. L’église est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1976.
Son patrimoine cultuel se compose, entre autres, d'une sculpture de Sainte-Anne trinitaire du XVIIIe siècle, d'un tableau d'autel de Saint-Jean Baptiste au désert de 1767, d'un confessionnal d'angle du XVIII ou XIXe siècle.
à RAZES
Une vieille maison conserve dans une sorte de niche extérieure une sculpture en calcaire pouvant dater du XVe siècle évoquant une scène maintes fois représentée en Limousin depuis la fin du Moyen Age et située à mi-chemin entre la Vierge de Pitié et la Mise au Tombeau du Christ.
Quatre personnages la composent : la Vierge qui tient le Christ mort, allongé sur ses genoux, Marie-Madeleine et Saint-Jean. La tête de la Vierge et celle de Marie-Madeleine ont été brisées, sans doute à la Révolution. Marie-Madeleine est reconnaissable à son flacon de parfum et à sa chevelure qui lui descend dans le dos. Elle tient les mains croisées sur sa poitrine dans un geste d’humilité. Au centre de la scène, la Vierge dont les mains sont brisées est en prière. L’apôtre Jean soutient de ses deux mains et de son genou relevé la tête de son Maître. L’ensemble mesure actuellement 58 cm de long et 40 cm de haut. L’artiste a donné à la scène un accent dramatique avec ses personnages penchés dans un mouvement parallèle en contraste avec la raideur du Christ mort traversant en oblique le premier plan.
à RAZES
André Mallet est né à Razés en 1883. Ce médecin major du 8ème Bataillon Sénégalais a été tué le 28 avril 1913 au combat de Sid-Brahim du Maroc en voulant sauver ses blessés.
Une plaque est apposée sur la maison dans laquelle il a vécu. Il y avait à côté de celle-ci un laboratoire. La maison se situe au début de la rue (sur la gauche) qui va vers l'église. Il repose en héros au cimetière de Razès.
à LAURIERE
L'église datant du XIIIe siècle était en dehors du bourg, elle a été reconstruite en 1833-1835 dans le bourg même et dans les dépendances de l'ancien château. Elle est en forme de croix à bras égaux et d'architecture romane à coupole. Elle a été rénovée en 1991-1992.
A l’intérieur, la majeure partie des objets cultuels provient de l'ancienne église de Saint-Michel-de-Laurière : 1 statue de l'Immaculée Conception en bois peint et doré XIXe ; 2 châsses (l'une XVIIIe-XIXe, l'autre dite de Saint-Pierre 2ème quart XIIIe). De nombreux objets figurent à l’inventaire des Monuments Historiques : 1 statue de Saint-Michel terrassant le démon du XVIe siècle en bois sculpté peint et doré ; 1 groupe sculpté (statuette) Vierge de Pitié en bois sculpté, marouflé et peint du XVIe ; 1 tableau de la Remise du rosaire à Saint-Dominique et Sainte-Catherine de Sienne (2ème quart XVIIe siècle) ; 1 Christ en croix du XVIIe.
à SAINT LEGER LA MONTAGNE
Cet édifice a été bâti au XIIe siècle pour les murs de la nef qui sont sont d'origine et au XVe siècle pour le chevet, le mur ouest et les chapelles. La commune a la particularité de disposer de 3 églises : celle du bourg dédiée à Saint-Léger d'Autun, composée d'une partie romane et d'une partie gothique ; celle de Saint-Pierre la Montagne ; la chapelle Notre-Dame de Sauvagnac. A l'extérieur, on remarque une table reposoir ainsi qu'une pierre tombale médiévale.
A l'intérieur : statue de Saint-Roch de grande taille (1,40 m) du XVe ; remarquable stalle de bois de l'Abbé de Grammont dite "fauteuil du Prieur" ; vitraux contemporains sur le thème du berger des montagnes
à SAINT LEGER LA MONTAGNE
Cette église a été construite vers la fin du XIIe mais il ne reste que peu de choses de cette époque car elle a largement été reprise au XVe. Elle est en forme de croix latine et très ramassée. Le sol est en grande partie composé de pierres tombales. On dit que ce fut la chapelle d'un château détruit par le Prince Noir et rebâtie en église au XVe. Elle est composée d’une nef unique à 3 travées dont la dernière forme le chœur à chevet plat. Deux chapelles latérales se trouvent dans la seconde travée. Les 2 premières travées sont voûtées d'ogives avec clé sculptée. Sur les voûtes, des fragments de peinture datant de sa construction apparaissent sous l'enduit. Une niche quadrangulaire a été aménagée dans la maçonnerie nord du chœur et une porte en plein cintre ajoutée pour communiquer avec la sacristie, surmontée de la date 1747.
L'intrados de l'arcade de la chapelle sud présente un décor peint polychrome, composé de motifs géométriques et d'un quadrillage imitant un appareillage. Une Vierge de Piété est également visible. Sur la porte d'entrée à deux vantaux en cuivre (unique dans la région) ont été sculptés les personnages de saint Martial, saint Léonard, saint Pierre, l'abbé de Grandmont et un évêque du Xe siècle. Ce sont des scouts alsaciens et allemands qui nettoyèrent les alentours et l'église en 1967 et consolidèrent la charpente. L'un d'eux créa les figures en bas-relief sur la porte.
à ROCHECHOUART
L'Abbaye de Charroux a créé, au IXème siècle, à l'emplacement de l'église actuelle, un prieuré. Consacrée en 1060 ou 1067, l'église Saint-Sauveur est un témoin exceptionnel pour l'étude de l'art roman du XIème siècle, dans toute sa pureté et son austérité. Remarquez la flèche de forme hélicoïdale, qui date de la fin du XVIIIème siècle (1767-1774). Les flèches de ce modèle sont rares et beaucoup de personnes expliquent leur forme par de nombreuses légendes... Remarquez les fresques à l'intérieur, l'une du XVème siècle, et l'autre réalisée par Greschny en 1969. L'église abrite dans la tribune un Musée d'Art sacré.
Visite libre.