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Le Centre de la Mémoire et le village martyr d’Oradour sur Glane

Oradour : un centre pour la mémoire
« Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé se condamnent à le revivre » Georges Santayana.

Centre de la Mémoire d'Orador sur Glane Les évènements du 10 Juin 1944
Le 10 Juin 1944, la population du bourg limousin d’Oradour-sur-Glane est massacrée par une troupe d’environ 200 waffen SS. Les hommes sont séparés des femmes et des enfants et sont exécutés simultanément dans plusieurs endroits clos du bourg. Les femmes et les enfants sont enfermés dans l’église et sont massacrés par les gaz, des grenades et autres explosifs avant d’être mitraillés. Le feu est ensuite mis à l’église, le village pillé est incendié, et réduit en quelques heures à un champ de ruines.
Conservé en l’état, ce site témoigne dès la libération des atrocités nazies et de la nécessité du souvenir, en hommage aux 642 victimes d’un crime abject.

La création du centre
En 1988, le Président du Conseil Général de la Haute-Vienne propose à l’Assemblée Départementale de porter le projet d’un centre international, en accord avec la Municipalité et l’Association Nationale des Familles des Martyrs d’Oradour sur Glane. Ce projet fut présenté au Président Mitterrand en 1989 et fut lancé en 1992, le Conseil Général de la Haute-Vienne était le maître d’ouvrage auquel s’est associé l’Etat, la Région Limousin, le Ministère de la Culture et l’Union Européenne. La première pierre fut posée le 7 avril 1997. En 1999, le Centre de la Mémoire a ouvert ses portes, il est inauguré le 16 Juillet par le Président Jacques Chirac et Catherine Trautmann, Ministre de la Culture.

Son architecture
Le Centre de la Mémoire est le fruit du travail d’une équipe comprenant le scénographe Yves Devraine (qui est notamment le concepteur du Mémorial pour la Paix de Caen) les architectes Alain Carasso, Antonio Carrilero et Jean-Louis Marty.
Une maquette a été présentée au Président de la République, au 1er Ministre, aux ministres des Affaires Culturelles et des Anciens Combattants le 10 Juin 1994, lors du cinquantième anniversaire du drame.
Les concepteurs du centre ont fait le choix d’une non architecture, le bâtiment disparaît donc dans le paysage. Les 3000m2 d’exposition et de documentation sont intégrés dans un espace semi-enterré sur deux niveaux. Depuis le parvis horizontal, on descend avec un sentiment d’oppression un escalier étroit pour pénétrer dans le centre, une descente dans l’horreur. Des lames d’acier rouillées évoquent la mémoire, la résistance au temps grâce à leur matière ; leur forme verticale qui rompt l’horizontalité du parvis évoque la déchirure, la destruction, la blessure. La façade de verre linéaire est déchirée par les lames d’acier, elle s’ouvre largement sur la rivière Glane et sur un paysage naturel, symbolisant un esprit de paix.

L’exposition permanente
Ayant la volonté de faire vivre le souvenir, tout en développant une démarche tournée vers l’avenir, le centre accueille plus de 300 000 visiteurs chaque année ; Il leur est proposé une exposition permanente inscrivant le drame dans son contexte historique au travers de 300 documents (archives, témoignages, diaporamas, films, photos, cartes, organigrammes).
Conçue en cinq espaces différents, cette exposition retrace vingt ans d’histoire depuis la montée du nazisme en 1933 jusqu’à la reconstruction du nouveau bourg d’Oradour sur Glane qui s’acheva en 1953, l’avant et l’après 10 juin 1944. Au centre de l’exposition, dans le troisième espace, le massacre est raconté par un film de 12 minutes, tourné dans les ruines. Diffusé en permanence, il reprend des témoignages, des citations et dépositions à la fois des victimes et des waffen SS.
La visite du Centre se termine par une salle de réflexions où le visiteur est interpellé en tant qu’Homme, dans son propre parcours, avant de continuer sa visite dans le village martyr.

Le village martyr
C’est par la loi du 10 mai 1946 que les ruines du village martyr ont pu être classées Monument Historique, bénéficiant d’une procédure exceptionnelle et d’un statut particulier qui décida aussi la construction du nouveau village.
Les ruines sont l’objet d’un entretien continu pour éviter la dégradation et maintenir le village en l’état. Elles sont en effet un témoignage et jouent un rôle pédagogique, elles doivent susciter la réflexion, aider à interpréter ce drame tragique.
On accède au village martyr par le centre de la mémoire, l’entrée est gratuite.

Les expositions temporaires
Des expositions temporaires viennent étayer le rôle éducatif et culturel du Centre de la Mémoire. Pour appréhender les réalités de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi de la violence contemporaine, de ses conséquences et de la nécessaire vigilance à son endroit.

Les actions pédagogiques
Espace de citoyenneté au message universel, le centre développe en outre de très nombreuses actions pédagogiques, scientifiques et culturelles. Ses différents services accueillent et informent les enseignants, élèves, chercheurs, ou particuliers sensibilisés qui en font la demande. Une programmation saisonnière de conférences, représentations théâtrales ou musicales inscrit enfin le centre de la mémoire parmi les principaux acteurs culturels locaux et nationaux.

Découvrez 3 extraits de la visite audio disponible dans le centre de la Mémoire avec le partenaire www.audiovisit.com

Renseignements pratiques :
Ouvert 7 jours sur 7 de 9 heures à 18 heures (17 heures en hiver, 19 heures en été). Dernier - accès une heure avant la fermeture des portes. Accès libre et gratuit au village martyr par le centre de la mémoire Visites guidées pour les groupes de 20 personnes maximum.

Contact :
Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane
BP 12
87520 ORADOUR-SUR-GLANE
Tél : 05 55 43 04 30 / Fax : 05 55 43 04 31
Site Internet : www.oradour.org


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